Quel logiciel de comptabilité pour un ostéopathe ? Le comparatif 2026
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Quel logiciel de comptabilité pour un ostéopathe ? Le comparatif 2026

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Alexandre Mercier
Par Alexandre Mercier
Journaliste sécurité numérique · Rédacteur en chef
Publié le
25/07/2026
Temps de lecture
22 minutes

Un seul critère tranche vraiment pour un ostéopathe : votre logiciel produit-il la déclaration 2035 ? Sur les cinq outils que nous avons comparés, un seul le fait — et uniquement sur son plan payant supérieur. Tous les autres s’arrêtent à la facturation et à la micro-entreprise.

Encore faut-il savoir si vous en avez besoin. Un ostéopathe au micro-BNC n’a aucune 2035 à produire et peut se contenter d’un outil à 7 € par mois, voire gratuit. Un ostéopathe à la déclaration contrôlée, lui, n’a pratiquement pas d’alternative.

Cet article sépare les deux cas, affiche les prix réels vérifiés au 25 juillet 2026, et traite trois points que les comparatifs existants passent sous silence : votre régime de TVA, votre caisse de retraite, et l’échéance du 1er septembre 2026 qui vous concerne même si vous êtes exonéré de TVA.

La réponse en 30 secondes

Votre situation Le logiciel à retenir Prix Pourquoi
Micro-BNC, début d’activité Abby (ou le gratuit de Tiime) 0 à 7,20 € HT/mois Pas de 2035 à produire : facturation + livre des recettes suffisent
Micro-BNC, activité installée Indy Plus dès 9 € HT/mois Synchronisation bancaire, suivi du seuil, compte pro inclus
Déclaration contrôlée (2035) Indy Premium dès 15 € HT/mois Le seul à produire ET télétransmettre la 2035
Cabinet à plusieurs, gestion patients Un logiciel métier (Milou, Osteop…) en plus variable Ce n’est pas le même outil — voir la section suivante
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Comptabilité ou gestion de cabinet : ce ne sont pas les mêmes logiciels

C’est la confusion la plus coûteuse du métier, et la recherche Google l’entretient : tapez « logiciel ostéopathe » et vous obtiendrez pêle-mêle des agendas en ligne et des logiciels de comptabilité, présentés comme des concurrents alors qu’ils ne font pas le même travail.

Bureau d un osteopathe avec un agenda de rendez-vous et une pile de justificatifs
Deux univers sur le même bureau : l’agenda des patients d’un côté, les justificatifs de l’autre. Deux logiciels différents.

Les logiciels de gestion de cabinet (Milou, Osteop, ClicPratic, Mon Cabinet Libéral…) gèrent vos rendez-vous, vos dossiers patients, vos comptes rendus de consultation et parfois vos relances SMS. Ils touchent au soin.

Les logiciels de comptabilité (Indy, Abby, Tiime, Jungloo…) gèrent vos recettes, vos charges déductibles, vos cotisations et vos déclarations fiscales. Ils touchent à l’argent.

La plupart des ostéopathes installés utilisent les deux, et c’est normal. Un agenda ne remplira jamais votre 2035 ; un logiciel de comptabilité ne vous rappellera jamais qu’un patient a rendez-vous à 14 h. Cet article ne traite que du second, celui qui vous évite de payer 800 à 1 500 € par an à un cabinet — pour un ordre de grandeur, voyez notre analyse du prix d’un expert-comptable pour un indépendant.

Ce qui change pour un ostéopathe

C’est la partie que les comparatifs bâclent, alors qu’elle détermine votre choix. Quatre spécificités du métier, chacune vérifiée à sa source.

Vous êtes exonéré de TVA, et c’est écrit dans la loi

Beaucoup d’ostéopathes l’ignorent ou en doutent, parce que la profession n’est pas une profession de santé réglementée au sens classique. Pourtant le texte vous nomme explicitement. L’article 261, 4-1° du Code général des impôts exonère de TVA :

« les soins dispensés aux personnes par les membres des professions médicales et paramédicales réglementées, par les pharmaciens, par les praticiens autorisés à faire usage légalement du titre d’ostéopathe, de chiropracteur, de psychologue ou de psychothérapeute […] »

L’exonération est donc adossée à une condition précise : pouvoir user légalement du titre. Le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 réserve cet usage à trois catégories seulement — les professionnels de santé titulaires d’un diplôme universitaire reconnu par le Conseil national de l’ordre des médecins, les titulaires d’un diplôme délivré par un établissement agréé, et les titulaires d’une autorisation délivrée par le directeur général de l’ARS.

Une confusion mérite d’être levée tout de suite, parce qu’elle circule partout.

Exonération n’est pas franchise en base

Deux mécanismes que l’on confond sans cesse. La franchise en base dépend d’un seuil de chiffre d’affaires, et saute dès que vous le dépassez. L’exonération de l’article 261 dépend de la nature de l’acte, et ne saute jamais. Conséquence : vos consultations n’ont aucun plafond de TVA. Un ostéopathe qui facture 200 000 € reste exonéré. Les seuils de 37 500 € cités un peu partout ne vous concernent pas.

Ces seuils ne redeviennent pertinents que si vous exercez une activité annexe taxable — vente de produits, formations, ou ostéopathie animale, les soins aux animaux n’étant pas des « soins à la personne ». Dans ce cas seulement, la TVA redevient un sujet, et le critère logiciel avec.

Conséquence pratique pour votre choix de logiciel : la gestion de la TVA, argument commercial majeur de tous ces outils, est un critère secondaire pour vous. Ne payez pas pour un module dont vous ne vous servirez pas.

Micro-BNC ou déclaration contrôlée : le seuil de 83 600 €

Le régime micro-BNC s’applique à vos revenus 2026 si votre chiffre d’affaires n’a pas dépassé 83 600 € en 2025 ou en 2024 (service-public.gouv.fr). Vous bénéficiez alors d’un abattement forfaitaire de 34 % pour frais professionnels, et vous n’avez aucune 2035 à produire.

Méfiez-vous ici des contenus périmés : plusieurs pages encore en ligne — y compris chez des éditeurs de logiciels — annoncent un plafond de 72 600 €. C’est l’ancien montant, en vigueur jusqu’en 2022. L’écart est de 11 000 €, assez pour vous faire croire à tort que vous devez basculer au réel.

Table de travail avec formulaires fiscaux calculatrice et tasse de cafe
Le calcul à refaire chaque année : franchir le seuil n’est pas le seul motif de passer au réel.

L’arbitrage ne se joue d’ailleurs pas seulement sur le seuil : si vos charges réelles dépassent 34 % de vos recettes — cabinet loué, matériel, formations, déplacements — la déclaration contrôlée devient plus avantageuse avant même d’atteindre le plafond. C’est le moment où le choix du logiciel cesse d’être anodin.

Le test à faire une fois par an

Additionnez vos charges professionnelles réelles de l’année et divisez-les par vos recettes. Si le résultat dépasse 34 %, l’abattement forfaitaire du micro-BNC vous fait perdre de l’argent : la déclaration contrôlée serait plus avantageuse, même en dessous de 83 600 €. En dessous de 34 %, restez au micro, c’est plus simple et moins cher en outillage.

La CIPAV, que la plupart des comparatifs oublient

Contrairement à une idée reçue tenace, la réforme de 2018 n’a pas basculé les ostéopathes au régime général. L’article L640-1 du Code de la sécurité sociale les nomme expressément parmi les professions libérales affiliées au régime vieillesse des professions libérales — la caisse concernée étant la CIPAV.

Deux précisions utiles, souvent mal rapportées. D’une part, depuis le 1er janvier 2023, c’est l’URSSAF qui recouvre vos cotisations — la CIPAV ne gère plus que vos droits et votre retraite. Vos interlocuteurs sont donc deux organismes distincts, pour deux fonctions différentes. D’autre part, le mode de calcul change avec votre régime : au micro-BNC, vous cotisez 23,2 % de votre chiffre d’affaires ; à la déclaration contrôlée, vos cotisations sont assises sur votre bénéfice réel, avec une régularisation décalée d’une année.

Calendrier mural annote pose pres de documents administratifs
Cotisations appelées une année, régularisées la suivante : c’est le décalage qui piège les praticiens installés.

C’est précisément ce décalage qui fait la mauvaise surprise du printemps, et c’est là qu’un logiciel gagne son abonnement : en provisionnant au fil de l’eau ce que vous devrez réellement. Un critère autrement plus concret que le nombre de modèles de factures.

La majoration de 25 % pour non-adhésion à une AGA n’existe plus

Vous lirez encore, y compris sur les pages officielles de certains éditeurs, qu’un professionnel en déclaration contrôlée non adhérent d’une association de gestion agréée voit son bénéfice imposable majoré de 25 %.

C’est faux depuis trois ans, et le second argument des AGA est tombé à son tour. La majoration a été supprimée par l’article 34 de la loi de finances pour 2021 (BOFiP) ; la réduction d’impôt pour frais de comptabilité, elle, l’a été par l’article 11 de la loi de finances pour 2025.

La fin de l’AGA en trois dates

  • Revenus 2023 — la majoration de 25 % du bénéfice pour non-adhésion tombe à zéro, au terme d’une extinction par paliers (20 % en 2020, 15 % en 2021, 10 % en 2022).
  • Revenus 2024 — dernière application de la réduction d’impôt pour frais de comptabilité, plafonnée à 915 € par an.
  • Revenus 2025, déclarés en 2026 — plus aucun avantage fiscal, et l’agrément même des organismes de gestion est abrogé.

En 2026, il ne reste donc plus aucune raison fiscale d’adhérer à une AGA. Ni majoration à éviter, ni réduction d’impôt à récupérer. L’adhésion garde un intérêt d’accompagnement, mais relève désormais du confort, pas du calcul d’impôt. En contrepartie, vos frais de comptabilité restent intégralement déductibles au réel.

Facturation électronique au 1er septembre 2026 : exonéré ne veut pas dire dispensé

Ce dont l’exonération de TVA dispense un ostéopathe, et ce dont elle ne le dispense pasL’exonération de TVA de l’article 261 dispense l’ostéopathe de facturer la TVA sur ses consultations, de déposer des déclarations de TVA, de surveiller le seuil de franchise de 37 500 euros et d’émettre des factures électroniques pour ses soins. Elle ne le dispense pas de pouvoir recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs à compter du 1er septembre 2026, d’être raccordé à une plateforme agréée, ni de tenir sa comptabilité et de produire sa déclaration 2035 s’il est au régime réel.CE DONT ELLE VOUS DISPENSEFacturer la TVA sur vos consultationsDéposer des déclarations de TVASurveiller le seuil de 37 500 €Émettre des factures électroniquespour vos actes de soinsl’exonération n’a aucun plafond de recettesCE DONT ELLE NE VOUS DISPENSE PASRecevoir les factures électroniquesde vos fournisseurs, dès le 1er sept. 2026Être raccordé à une plateforme agrééeTenir votre comptabilitéet produire la 2035 si vous êtes au réelÊtre exonéré n’est pas être non assujetti :vous restez dans le champ de la TVA.

C’est le point le plus mal compris, et il tombe dans quelques semaines.

Être exonéré de TVA n’est pas être non assujetti. Vous restez un assujetti au sens de la TVA, simplement vos actes de soins sont exonérés. Or l’article 289 bis du CGI rattache l’obligation de facturation électronique à la qualité d’assujetti, pas au paiement effectif de la taxe :

« […] s’opèrent sous une forme électronique […] lorsque l’émetteur de la facture et son destinataire sont des assujettis qui sont établis […] en France. L’émission, la transmission et la réception des factures électroniques s’effectuent en recourant à une plateforme agréée. »

Ordinateur portable et smartphone affichant un document sur un bureau clair
Au 1er septembre 2026, vos fournisseurs vous factureront par voie électronique, que vous soyez exonéré de TVA ou non.

L’administration l’a d’ailleurs écrit noir sur blanc. Dans sa foire aux questions mise à jour le 16 janvier 2026, la DGFiP répond :

« Si vous réalisez des opérations exonérées de TVA au sens des articles 261 à 261 E du Code général des Impôts (CGI), alors par contre, vous n’êtes pas concernés en émission par la facturation électronique ou la transmission électronique d’informations à l’administration. »

La même page précise que ces professionnels restent concernés en tant qu’acheteurs professionnels. Concrètement, au 1er septembre 2026 :

  • Vous n’avez pas à émettre de factures électroniques pour vos consultations, ni à transmettre de données de transaction à l’administration ;
  • Vous devez en revanche pouvoir en recevoir, parce que vos fournisseurs professionnels — table, consommables, logiciels, loyer, comptable — sont des assujettis établis en France et vous factureront sous cette forme ;
  • Cela suppose d’être raccordé à une plateforme agréée par l’administration.

Ne vous trompez pas de case. La même FAQ indique que les professionnels qui facturent sans TVA parce qu’ils sont en franchise en base ou micro-entrepreneurs sont, eux, bel et bien concernés en émission. La différence tient à la raison pour laquelle il n’y a pas de TVA sur votre facture : un franchisé ne facture pas de TVA parce qu’il est sous un seuil, vous n’en facturez pas parce que la loi exonère la nature même de votre acte. C’est le second cas qui s’applique à vos consultations, que vous soyez au micro-BNC ou à la déclaration contrôlée. Attendez-vous à lire l’inverse un peu partout d’ici septembre.

Bonne nouvelle : les cinq outils de ce comparatif sont des plateformes agréées, et l’incluent gratuitement, plan gratuit compris. Vous n’avez donc pas de budget supplémentaire à prévoir — seulement une inscription à ne pas oublier. Le calendrier officiel est consultable sur impots.gouv.fr.

Le comparatif, prix réels compris

Aucun des comparatifs actuellement en ligne n’affiche de tarif. Voici les prix relevés sur les pages officielles le 25 juillet 2026.

Indy Abby Tiime Freebe Shine
Plan gratuit ✅ Essentiel ✅ Basique ✅ Free ❌ (essai 30 j) ✅ Free
1er plan payant dès 9 € HT/mois 7,20 € HT/mois dès 17,99 € HT/mois 12,50 € HT/mois 9 € HT/mois
Plan supérieur Premium dès 15 € Pro 12 € Business dès 24,99 € Plus 20 €
Déclaration 2035 télétransmise ✅ (Premium) ❌ (cabinet requis)
Estimation cotisations URSSAF/CIPAV ✅ (micro) partiel
Compte pro inclus ✅ (payant) ✅ (cœur du produit)
Plateforme agréée e-facture ✅ tous plans ✅ tous plans ✅ tous plans ✅ tous plans
Cible libéraux BNC ✅ explicite ❌ micro

Freebe et Tiime ne sont pas nos partenaires : nous les incluons parce qu’un comparatif qui ne présente que des produits rémunérateurs ne vaut rien. Shine figure ici pour lever une confusion fréquente — c’est une banque avec un module de facturation, pas un logiciel de comptabilité.

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Indy : le seul à couvrir la déclaration contrôlée

Indy est le seul des cinq à disposer d’une page dédiée aux ostéopathes, et le seul à produire et télétransmettre la liasse 2035 — sur le plan Premium uniquement, à partir de 15 € HT/mois.


Liasse fiscale 2035 cloturee et teletransmise depuis Indy
Voir sur le site ↗
La liasse 2035 clôturée puis télétransmise à la DGFiP depuis l’application (capture indy.fr).

C’est tout l’enjeu : les autres outils vous laissent avec vos chiffres, celui-ci va jusqu’au dépôt. La synchronisation bancaire catégorise vos écritures en amont, l’outil estime vos cotisations, et un compte professionnel est inclus sans frais.


Categorisation automatique des transactions bancaires dans Indy
Voir sur le site ↗
Chaque opération bancaire est catégorisée automatiquement, avec proposition en cas de doute (capture indy.fr).

Attention à une contre-vérité qui circule sur plusieurs sites affiliés : la 2035 télétransmise n’est pas incluse dans le plan gratuit. La page tarifs officielle la réserve au Premium. Nous avons retenu la source officielle.

Deux réserves. D’abord, les prix sont affichés « à partir de » et varient selon votre statut juridique — vérifiez le vôtre avant de vous engager sur l’annuel. Ensuite, la page ostéopathe d’Indy contient elle-même les deux erreurs que nous avons corrigées plus haut (plafond micro-BNC périmé, majoration AGA supprimée) : bon logiciel, page marketing mal tenue. Notre avis complet sur Indy détaille le reste, limites comprises.

Abby : parfait au micro-BNC, hors sujet au réel

À 7,20 € HT/mois pour le plan Start — et un plan gratuit réellement utilisable — Abby est le meilleur rapport qualité-prix tant que vous restez au micro-BNC. Facturation illimitée conforme, livre des recettes automatique, estimation des cotisations, alertes de seuils.

Mais Abby ne produit pas de 2035. Le produit est construit pour la micro-entreprise, pas pour la déclaration contrôlée. Le jour où vous basculez au réel, vous changez d’outil. Si vous hésitez entre les deux, notre comparatif Indy vs Abby tranche par profil.

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Tiime et Freebe : honnêtes, mais pas pour vous

Tiime offre un compte pro et une facturation illimitée gratuits, ce qui est remarquable. Mais la 2035 n’est pas produite en interne : il faut passer par un cabinet d’expertise comptable partenaire, ce qui change le budget d’échelle. Freebe, à 12,50 € HT/mois, vise les freelances au micro et ne gère ni la 2035 ni les spécificités BNC de santé.

Ce sont de bons produits mal appariés à votre métier. Nous ne touchons aucune commission sur l’un ni sur l’autre, et nous le disons quand même.

Notre verdict, par profil

Vous démarrez, au micro-BNC. Prenez le plan gratuit d’Abby ou de Tiime. Vous n’avez pas de 2035 à produire, vos obligations se limitent au livre des recettes, et payer un abonnement à ce stade est inutile. Vérifiez seulement que votre outil est plateforme agréée pour septembre — les deux le sont.

Vous êtes installé, toujours au micro-BNC. Indy Plus à 9 € HT/mois se justifie dès que vous voulez suivre votre seuil, estimer vos cotisations CIPAV et cesser de trier vos justificatifs en avril. Le compte pro inclus évite en prime le mélange perso/pro, première cause d’erreur comptable chez les libéraux.


Tableau de bord Indy avec recettes depenses et resultat
Voir sur le site ↗
Recettes, dépenses et résultat suivis mois par mois — de quoi voir venir le seuil et provisionner (capture indy.fr).

Vous êtes à la déclaration contrôlée. Indy Premium, dès 15 € HT/mois, soit 180 € par an. Comparé à 800-1 500 € pour un cabinet, l’économie est réelle — à condition d’accepter d’être autonome. Si votre situation se complique (SCM, association, salariés), un expert-comptable en ligne reste plus prudent.

Dans tous les cas, votre logiciel de comptabilité ne remplace pas votre logiciel de cabinet. Ce sont deux budgets distincts.

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FAQ

Quel est le meilleur logiciel de comptabilité pour un ostéopathe ?

Indy, dans la majorité des cas. C’est le seul des cinq outils comparés à produire et télétransmettre la déclaration 2035, indispensable en déclaration contrôlée, et le seul à cibler explicitement les professions libérales en BNC. Au micro-BNC en revanche, Abby (7,20 € HT/mois) ou les plans gratuits d’Abby et Tiime suffisent largement.

Un ostéopathe est-il soumis à la TVA ?

Non. L’article 261, 4-1° du Code général des impôts exonère de TVA les soins dispensés par les praticiens autorisés à faire usage légalement du titre d’ostéopathe. L’exonération est conditionnée à ce droit d’usage du titre, défini par le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007.

Un ostéopathe est-il concerné par la facturation électronique du 1er septembre 2026 ?

Oui, mais pour la réception uniquement. La DGFiP indique que les professionnels réalisant des opérations exonérées au sens des articles 261 à 261 E du CGI ne sont pas concernés en émission — un ostéopathe n’a donc pas à émettre de factures électroniques pour ses consultations. Il doit en revanche pouvoir en recevoir de ses fournisseurs professionnels, en tant qu’acheteur, via une plateforme agréée, à compter du 1er septembre 2026. À ne pas confondre avec le cas du franchisé en base ou du micro-entrepreneur facturant sans TVA, qui est lui concerné en émission. Les cinq logiciels de ce comparatif sont des plateformes agréées et l’incluent gratuitement.

Indy ou Abby pour un ostéopathe ?

Abby si vous êtes au micro-BNC et cherchez d’abord à facturer proprement pour un budget minimal. Indy si vous êtes à la déclaration contrôlée — Abby ne produit pas la 2035 — ou si vous voulez un compte professionnel intégré et une estimation de vos cotisations CIPAV.

Existe-t-il un logiciel de comptabilité gratuit pour ostéopathe ?

Oui, mais avec une limite à connaître. Les plans gratuits d’Indy, d’Abby et de Tiime permettent réellement de facturer sans limite et sont conformes à la facturation électronique. En revanche, les déclarations fiscales — 2035 en tête — sont systématiquement payantes. Le gratuit couvre la facturation, pas la comptabilité déclarative.

Quand passer du micro-BNC à la déclaration contrôlée ?

Deux cas. Obligatoirement, si votre chiffre d’affaires dépasse 83 600 € sur deux années consécutives. Volontairement, dès que vos charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire de 34 % du micro-BNC — situation fréquente avec un cabinet loué, du matériel et des formations. Le calcul mérite d’être fait chaque année.

Faut-il encore adhérer à une AGA en 2026 ?

Il n’y a plus aucun avantage fiscal à le faire. La majoration de 25 % du bénéfice imposable pour non-adhésion a été supprimée progressivement par la loi de finances pour 2021 et n’existe plus depuis l’imposition des revenus 2023. Quant à la réduction d’impôt pour frais de comptabilité, plafonnée à 915 €, elle a été supprimée par la loi de finances pour 2025 et ne s’est appliquée pour la dernière fois qu’aux revenus 2024. L’adhésion garde un intérêt d’accompagnement, mais ne relève plus du calcul d’impôt.

Un logiciel de comptabilité gère-t-il mes cotisations CIPAV ?

Il les estime, il ne les paie pas. Indy, Abby et Freebe calculent une projection de vos cotisations à partir de vos recettes ou de votre bénéfice, ce qui permet d’anticiper les régularisations. Le versement, lui, s’effectue auprès de l’URSSAF, qui recouvre les cotisations des affiliés CIPAV depuis le 1er janvier 2023 — la CIPAV ne gérant plus que vos droits à retraite.

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Alexandre Mercier
Alexandre Mercier
Rédacteur en chef · Journaliste business & sécurité numérique

Rédacteur en chef de CCIMA.net. Journaliste spécialisé en sécurité numérique et gestion d'entreprise, 10 ans d'expérience. Il décrypte les outils, les obligations légales et les bonnes pratiques des indépendants et TPE.

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