Si vos clients particuliers vous paient directement, vous êtes probablement exonéré de TVA. Pas en franchise en base, pas sous un seuil : exonéré par nature, sans aucun plafond de recettes. Le Code général des impôts vise nommément l’enseignement sportif, et à peu près toute la première page de Google vous dira le contraire.
La conséquence sur votre choix de logiciel est directe : la gestion de la TVA, argument commercial numéro un de tous ces outils, ne vous sert à rien. Un coach au micro-BNC qui facture des particuliers n’a besoin ni d’un module de TVA, ni d’une liasse 2035. Un plan gratuit suffit, et deux des outils comparés ici en proposent un vraiment utilisable.
Mais trois événements de croissance font sauter cette exonération d’un coup, et là tout change. Cet article les détaille, affiche les prix relevés le 29 juillet 2026, et traite trois points que la première page ignore complètement : votre caisse de retraite, le cumul avec un salaire, et l’échéance de facturation électronique du 1er septembre.
La réponse en 30 secondes
| Votre situation | Le logiciel à retenir | Prix | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| Vous démarrez, clients particuliers | Shine Facture ou Indy Essentiel | 0 € | Exonéré de TVA, pas de 2035 : facturer proprement suffit |
| Micro-BNC installé | Indy Plus | 12 € HT/mois (9 € en annuel) | Suivi des recettes, estimation des cotisations, compte pro inclus |
| Vous facturez aussi des salles ou des CE | Abby Start | 9 € HT/mois | Vous devenez redevable partiel : il faut gérer deux régimes |
| Déclaration contrôlée (2035) | Indy Premium | 28 € HT/mois (22 € en annuel) | Le seul à produire et télétransmettre la 2035 |
| Vous gérez aussi vos séances et vos clients | Un outil de coaching en plus | variable | Ce n’est pas le même logiciel, voir la section suivante |
Devis et factures illimités, sans carte bancaire et sans compte bancaire à ouvrir
Comptabilité ou gestion de clientèle : ce ne sont pas les mêmes outils
C’est la confusion la plus coûteuse du métier, et le marché l’entretient activement.
Les outils de gestion de coaching (Gymkee, Sportigo, Stride, MyManager, Odyn) gèrent vos plannings, vos séances, vos programmes, le suivi de vos clients et parfois l’encaissement. Ils touchent à votre pratique.
Les logiciels de comptabilité (Indy, Abby, Tiime) gèrent vos recettes, vos charges déductibles, vos cotisations et vos déclarations. Ils touchent à votre argent.

Le problème, c’est que plusieurs outils de la première famille se présentent comme faisant la seconde. Odyn se vend comme « l’ERP du Coach » avec de la « comptabilité URSSAF » : dans les faits, on y trouve des devis, des factures et un prévisionnel de cotisations, mais aucune synchronisation bancaire, aucun livre-journal, aucune déclaration. C’est de la facturation, pas de la comptabilité.
À l’inverse, un concurrent est honnête, et cela mérite d’être signalé : Koatcher intitule lui-même une de ses sections « Comptabilité vs facturation : la confusion qui coûte cher », et se positionne comme transmetteur de pièces à votre expert-comptable, pas comme logiciel comptable.
Le vrai arbitrage n’est pas celui qu’on vous présente
La question n’est pas « quel logiciel de comptabilité », mais « logiciel de comptabilité, ou empilement outil de coaching + tableur + expert-comptable ». La plupart des coachs installés paient déjà un outil de gestion de séances. Ajouter 9 à 28 € par mois de comptabilité se compare aux 60 à 150 € mensuels d’un cabinet, pas à zéro.
Ce qui change pour un coach sportif
Quatre spécificités du métier, chacune vérifiée à sa source. C’est la partie que les comparatifs bâclent, alors que c’est elle qui détermine votre choix.
Vous êtes probablement exonéré de TVA, et ce n’est pas ce qu’on vous dit
Commençons par écarter la fausse piste. L’exonération des soins, celle qui couvre les ostéopathes et les kinés, ne vous concerne pas : elle est réservée aux professions médicales et paramédicales réglementées.

Sauf que ce n’est pas la seule exonération du Code. Celle qui s’applique aux coachs est celle des cours et leçons particuliers, à l’article 261, 4, 4°, b du Code général des impôts, qui exonère les cours ou leçons relevant de l’enseignement scolaire, universitaire, professionnel, artistique ou sportif, dispensés par des personnes physiques rémunérées directement par leurs élèves.
La doctrine administrative ne laisse aucune place au doute sur le sport. Le BOFiP BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-50, à son paragraphe 360, énumère l’enseignement « sportif : éducation physique, judo, natation, équitation, tennis, ski… ». Le paragraphe 370 précise la condition d’exercice personnel, « sans l’aide d’aucun salarié ».
Une référence qui va changer de numéro en 2027
- Aujourd’hui et jusqu’au 31 décembre 2026 — l’exonération est à l’article 261, 4, 4°, b du Code général des impôts.
- À compter du 1er janvier 2027 — elle est reprise à l’article L. 213-91 du Code des impositions sur les biens et services, qui parle de la leçon « dispensée à titre personnel par l’enseignant » et vise expressément l’enseignement sportif.
- Le régime ne change pas, seule la formulation évolue, par recodification à droit constant (ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025). Méfiez-vous des contenus qui annoncent une bascule générale au 1er septembre 2026 : pour ce bloc du Code, c’est le 1er janvier 2027.
Exonération n’est pas franchise en base
Deux mécanismes que la première page confond systématiquement. La franchise en base dépend d’un seuil de chiffre d’affaires, et saute dès que vous le dépassez. L’exonération de l’article 261 dépend de la nature de l’acte, et ne saute jamais pour cause de croissance. Conséquence : vos cours à des particuliers n’ont aucun plafond de TVA. Un coach qui facture 120 000 € de séances individuelles reste exonéré. Les 37 500 € cités partout ne concernent pas cette part de votre activité.
Deux conséquences pratiques qui en découlent. La mention à porter sur vos factures est « TVA non applicable, art. 261, 4, 4°, b du CGI », et non l’article 293 B que reprennent la plupart des modèles en ligne, qui est celui de la franchise. Et en contrepartie de l’exonération, vous n’avez aucun droit à déduction de la TVA sur vos achats professionnels rattachés à cette activité : le matériel, le local et l’essence vous coûtent leur prix TTC.
L’exonération tient à trois conditions, et elles se cumulent. En retirer une seule fait basculer la totalité de la part concernée à 20 %.
Le troisième cas n’est pas théorique, et le juge s’est prononcé dessus. Dans une décision du 11 avril 2014 (Conseil d’État, 9e et 10e sous-sections réunies, n° 353219), un moniteur d’escalade enseignait dans des écoles primaires en vertu d’un contrat le liant à l’office municipal des sports. Une cour administrative d’appel l’avait déclaré exonéré au titre du a de l’article 261. Le Conseil d’État a annulé cet arrêt pour erreur de droit : le a ne vise que la rémunération perçue par les établissements eux-mêmes, et les droits à exonération de la personne physique qui dispense les cours sont exclusivement régis par le b, lequel exige un paiement direct par les élèves.
Autrement dit, l’interposition d’un tiers payeur vous prive du seul fondement d’exonération qui vous soit ouvert. La décision, inédite au recueil Lebon, a renvoyé l’affaire devant la cour d’appel, mais le principe qu’elle pose est net.
Ce que ça change pour votre logiciel. Si vous facturez uniquement des particuliers, la gestion de la TVA ne vous sert à rien : ne payez pas pour elle. Si vous facturez aussi des salles ou des entreprises, vous devenez redevable partiel, avec un coefficient de déduction, et là un outil qui gère proprement deux régimes sur le même compte devient nécessaire.
Vous ne dépendez pas de la CIPAV, contrairement à ce qu’on lit
Point traité par aucun article de la première page, alors qu’il change vos cotisations et vos droits.
La liste des professions affiliées à la CIPAV a été restreinte par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, avec effet au 1er janvier 2019. L’article L640-1 du Code de la sécurité sociale énumère désormais limitativement les professions concernées, et le coach sportif n’y figure pas. Les seules professions du sport qui y restent sont le moniteur de ski breveté d’État exerçant en association ou en syndicat, le guide de haute montagne et l’accompagnateur de moyenne montagne.
Un coach sportif qui s’installe aujourd’hui relève donc de la sécurité sociale des indépendants, alignée sur le régime général.
Les seules professions du sport encore à la CIPAV
La liste de l’article L640-1 est limitative : n’y figurent, côté sport, que le moniteur de ski breveté d’État exerçant en association ou en syndicat, le guide de haute montagne et l’accompagnateur de moyenne montagne. Ni coach sportif, ni éducateur sportif, ni professeur de fitness.
Nuance si vous êtes installé de longue date : les professionnels affiliés avant 2019 ont bénéficié d’un droit d’option transitoire, aujourd’hui fermé. Certains anciens sont donc restés à la CIPAV, ce qui explique les témoignages contradictoires que vous lirez sur les forums.
Le cumul salarié et indépendant, situation majoritaire et jamais traitée
Beaucoup de coachs sont salariés d’une salle et indépendants à côté. Aucun article du top 10 n’en parle, alors que c’est probablement la configuration la plus fréquente du métier.

Le principe est celui de la pluriactivité : vous cotisez à chaque régime sur sa propre assiette, votre salaire d’un côté, vos recettes indépendantes de l’autre. Il n’y a pas de plafonnement global des cotisations. En revanche, la protection maladie est unique : depuis la protection universelle maladie, vos frais de santé sont pris en charge par un seul régime, celui de votre activité principale.
Deux risques juridiques à surveiller, distincts de la comptabilité
D’abord votre contrat de travail : une clause d’exclusivité ou de non-concurrence peut interdire l’activité indépendante, ou la limiter à d’autres clients que ceux de votre employeur. Ensuite le salariat déguisé : un coach « indépendant » qui facture presque exclusivement la salle qui l’héberge, avec ses horaires et son matériel, s’expose à une requalification. Aucun logiciel ne vous protégera de l’un ni de l’autre.
Ce que ça change pour votre logiciel : séparez strictement les deux flux. Un compte bancaire dédié à l’activité indépendante n’est pas seulement une obligation au-delà d’un certain chiffre d’affaires, c’est ce qui rend la synchronisation bancaire exploitable.
La carte professionnelle, qui n’est pas une formalité comptable mais qui conditionne tout
Enseigner une activité physique contre rémunération suppose un diplôme. L’article L212-1 du Code du sport réserve l’encadrement rémunéré aux titulaires d’un diplôme, titre ou certificat de qualification enregistré au répertoire national des certifications professionnelles.
S’y ajoute une déclaration. L’article L212-11 du même code impose de déclarer son activité à l’administration, ce qui donne lieu à la délivrance d’une carte professionnelle d’éducateur sportif, assortie d’un contrôle d’honorabilité. Ces obligations sont toujours en vigueur, et elles sont indépendantes de votre statut : micro-entrepreneur ou non, elles s’appliquent.
Le comparatif, prix réels compris
Les chiffres qui circulent sur cette requête sont contradictoires d’une page à l’autre. Le plafond du micro-BNC y apparaît à 77 700 € comme à 83 600 €, la franchise de TVA à 36 800 € comme à 37 500 €, et les cotisations sous quatre valeurs différentes pour la même année. Voici les prix relevés sur les pages officielles le 29 juillet 2026, hors taxes.
| Indy | Abby | Shine Facture | Tiime | Freebe | |
|---|---|---|---|---|---|
| Plan gratuit | ✅ Essentiel | ✅ Basique | ✅ intégralement gratuit | ✅ Free | ❌ (essai 30 j) |
| 1er plan payant | 12 €/mois (9 € en annuel) | 9 €/mois | — | 17,99 €/mois | 15 € TTC/mois |
| Plan supérieur | Premium 19 à 28 € selon régime | Pro 15 € | — | Business 24,99 € | — |
| Déclaration 2035 | ✅ Premium | ❌ | ❌ | 🟡 via cabinet | ❌ |
| Estimation des cotisations | ✅ | ✅ | ❌ | 🟡 | ✅ |
| Compte pro inclus | ✅ | ❌ | ❌ (sans compte à ouvrir) | ✅ | ❌ |
| Gestion d’un régime mixte TVA | ✅ | ✅ | ❌ | ✅ | ⚠️ non documenté |
| Plateforme agréée e-facture | ✅ | ✅ | ✅ | ✅ | ❌ solution compatible |
Tiime et Freebe ne sont pas nos partenaires et nous ne touchons aucune commission sur eux. Nous les incluons parce qu’un comparatif limité aux produits rémunérateurs ne vaut rien.
Une ligne mérite attention pour votre conformité de septembre. Freebe n’est pas une plateforme agréée. Nous avons vérifié le 29 juillet 2026 dans les deux listes publiées par la DGFiP, qui comptent 148 plateformes immatriculées : Indy, Abby, Shine et Tiime y figurent, Freebe non. C’est une solution compatible, adossée à la plateforme agréée d’un tiers. Notre guide du logiciel de facturation électronique conforme explique pourquoi la distinction compte.
Plan Essentiel gratuit · 30 jours satisfait ou remboursé sur les plans payants
Indy : le seul qui vous suivra si vous passez au réel
Indy est le seul du comparatif à produire et télétransmettre la liasse 2035, sur son plan Premium. Attention à un détail de grille que les comparateurs ratent tous : le prix du Premium dépend de votre régime. 19 € HT par mois en micro, 28 € en entreprise individuelle au réel, 59 € en société. Les tarifs plus bas que vous verrez affichés sont les versions annualisées.
Tant que vous restez au micro-BNC et exonéré, le plan Essentiel gratuit suffit largement, et le plan Plus à 12 € HT se justifie quand vous voulez suivre vos recettes et provisionner vos cotisations sans trier de justificatifs en avril. Notre avis complet sur Indy détaille le reste, limites comprises.
Abby : le bon choix si vous facturez aussi des salles
À 9 € HT par mois, avec un plan gratuit réellement utilisable, Abby est solide pour un coach au micro-BNC. C’est aussi, à notre avis, le meilleur choix du coach mixte, celui qui donne des cours à des particuliers et facture par ailleurs des salles ou des comités d’entreprise : la gestion de deux régimes y est propre.
Sa limite est structurelle et l’éditeur l’assume : l’outil est construit pour la micro-entreprise. Pas de 2035, pas de comptabilité d’engagement. Le jour où vous basculez au réel, vous changez d’outil.
Shine Facture : gratuit, et suffisant pour beaucoup de coachs
C’est le point que ce comparatif veut faire passer : un coach exonéré de TVA, au micro-BNC, qui facture des particuliers, n’a besoin de rien d’autre que d’un outil de facturation propre. Shine Facture est intégralement gratuit, sans carte bancaire, et n’exige même pas l’ouverture d’un compte bancaire.
Sa limite est évidente et assumée : ce n’est pas un logiciel de comptabilité. Aucune estimation de cotisations, aucune déclaration. Le jour où vous voulez piloter et pas seulement facturer, il faut passer à autre chose.
Tiime et Freebe : bons produits, mal appariés
Tiime offre un compte professionnel et une facturation illimitée gratuits, ce qui est remarquable, mais la 2035 passe obligatoirement par un cabinet partenaire. Freebe, à 15 € TTC par mois sans plan gratuit, vise les freelances au forfait et ne présente aucun avantage particulier pour ce métier.
Notre note pour un coach sportif
Et la facturation électronique ?
L’échéance tombe dans quelques semaines, et votre exonération ne vous en dispense pas entièrement.
Être exonéré de TVA n’est pas être non assujetti. Vous restez dans le champ, simplement vos cours sont exonérés.
| Échéance | Qui est concerné | Ce qui devient obligatoire |
|---|---|---|
| 1er septembre 2026 | tous les assujettis, vous compris | recevoir des factures électroniques |
| 1er septembre 2026 | grandes entreprises et ETI | émettre |
| 1er septembre 2027 | TPE, PME et micro-entreprises | émettre |
Concrètement, dès la rentrée, vos fournisseurs professionnels, du matériel au loyer de salle, vous factureront par voie électronique. Cela suppose d’être raccordé à une plateforme agréée.
Sur l’e-reporting, en revanche, une bonne nouvelle que personne n’écrit : les opérations exonérées au titre des articles 261 à 261 E sont hors du champ de la transmission des données de transaction. Vos cours à des particuliers n’ont donc pas à être e-reportés. Si vous facturez aussi des salles, la part taxable, elle, y entre.
L’amende que tout le monde annonce est fausse
Vous lirez partout 15 € par facture. Le défaut d’émission sous forme électronique coûte en réalité 50 € par facture, plafonné à 15 000 € par an, depuis l’article 1737, III du Code général des impôts dans sa version en vigueur au 21 février 2026.
Les 15 € existent toujours, mais ils sanctionnent autre chose : l’omission d’une mention obligatoire sur une facture. Les deux se confondent dans à peu près tous les contenus en ligne.
Indy, Abby, Shine et Tiime sont des plateformes agréées et incluent la conformité sans supplément, plan gratuit compris.
Notre verdict, par profil
Vous démarrez, cours à des particuliers, micro-BNC. Shine Facture, gratuit, ou le plan Essentiel d’Indy si vous voulez pouvoir grandir sans migrer. Vous êtes exonéré de TVA et vous n’avez pas de 2035 à produire : payer un abonnement à ce stade n’a pas de sens.
Vous êtes installé, toujours au micro-BNC. Indy Plus à 12 € HT par mois se justifie dès que vous voulez provisionner vos cotisations et cesser de reconstituer vos recettes en avril. Le compte professionnel inclus règle au passage la séparation des flux, indispensable si vous êtes aussi salarié.
Vous facturez des salles, des CE ou des collectivités. Abby Start à 9 € HT. Vous êtes redevable partiel, et cette configuration demande un outil qui distingue proprement la part exonérée de la part taxable. C’est le moment de vérifier votre coefficient de déduction avec un professionnel.
Vous êtes à la déclaration contrôlée. Indy Premium à 28 € HT par mois, soit 336 € l’année. À comparer aux quelque 150 € HT par mois qu’un cabinet facture pour la tenue, la TVA et la 2035, soit près de 1 800 € l’année selon notre relevé des prix d’un expert-comptable. L’écart est réel, à condition d’accepter d’être autonome. Si votre situation se complique, l’expert-comptable en ligne reste plus prudent.
Dans tous les cas, votre logiciel de comptabilité ne remplacera pas votre outil de planning et de suivi client. Ce sont deux budgets distincts, et aucun des deux ne fait le travail de l’autre.
FAQ
Un coach sportif doit-il facturer la TVA ?
Pas s’il donne des cours à des particuliers qui le paient directement. L’article 261, 4, 4°, b du Code général des impôts exonère les cours et leçons relevant de l’enseignement sportif dispensés par une personne physique rémunérée directement par ses élèves, et le BOFiP cite nommément l’éducation physique, le judo, la natation, l’équitation, le tennis et le ski. Cette exonération n’a aucun plafond de recettes. Elle tombe en revanche si le coach exerce en société, s’il embauche un coach salarié, ou s’il est payé par un tiers comme une salle, un comité d’entreprise ou une collectivité.
Quel est le meilleur logiciel de comptabilité pour un coach sportif ?
Cela dépend entièrement de votre régime. Au micro-BNC avec des clients particuliers, un outil gratuit suffit : Shine Facture ou le plan Essentiel d’Indy. À la déclaration contrôlée, Indy Premium à 28 € HT par mois est le seul du comparatif à produire et télétransmettre la 2035. Si vous facturez à la fois des particuliers et des salles, Abby gère proprement la coexistence des deux régimes.
Un coach sportif dépend-il de la CIPAV ?
Non, plus depuis la réforme entrée en vigueur au 1er janvier 2019. L’article L640-1 du Code de la sécurité sociale énumère limitativement les professions affiliées à la CIPAV, et le coach sportif n’y figure pas. Un coach qui s’installe aujourd’hui relève de la sécurité sociale des indépendants. Seuls les moniteurs de ski brevetés d’État exerçant en association ou en syndicat, les guides de haute montagne et les accompagnateurs de moyenne montagne restent affiliés à la CIPAV.
Peut-on être salarié et coach sportif indépendant en même temps ?
Oui, c’est même une situation fréquente dans ce métier. Vous cotisez alors à chaque régime sur sa propre assiette, sans plafonnement global, et votre protection maladie est assurée par un seul régime, celui de votre activité principale. Deux points de vigilance qui ne relèvent pas de la comptabilité : une clause d’exclusivité dans votre contrat de travail peut interdire l’activité indépendante, et facturer presque exclusivement l’employeur qui vous héberge expose à une requalification en salariat déguisé.
Faut-il une carte professionnelle pour être coach sportif ?
Oui. L’article L212-1 du Code du sport réserve l’encadrement rémunéré d’une activité physique aux titulaires d’un diplôme, titre ou certificat de qualification enregistré au répertoire national des certifications professionnelles. L’article L212-11 impose en outre de déclarer son activité à l’administration, ce qui donne lieu à la délivrance d’une carte professionnelle d’éducateur sportif et à un contrôle d’honorabilité. Ces obligations s’appliquent quel que soit le statut juridique.
Quel est le plafond du micro-BNC pour un coach sportif en 2026 ?
83 600 € de recettes hors taxes, avec un abattement forfaitaire de 34 %, au titre de l’article 102 ter du Code général des impôts dans sa version en vigueur depuis le 1er juillet 2026. Méfiez-vous des pages qui annoncent encore 77 700 € : c’est la valeur de la période 2023 à 2025, périmée depuis la revalorisation triennale. Ce plafond ne doit pas être confondu avec la franchise en base de TVA, fixée à 37 500 €, qui de toute façon ne concerne pas les cours exonérés.
Un coach sportif est-il concerné par la facturation électronique de 2026 ?
Oui, pour la réception. Être exonéré de TVA n’est pas être non assujetti : dès le 1er septembre 2026, vous devez pouvoir recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs professionnels, via une plateforme agréée. L’obligation d’émettre arrive au 1er septembre 2027 pour les micro-entreprises et les TPE. En revanche, les opérations exonérées au titre des articles 261 à 261 E sont hors du champ de l’e-reporting : vos cours à des particuliers n’ont pas à faire l’objet d’une transmission de données de transaction.
Un logiciel de coaching remplace-t-il un logiciel de comptabilité ?
Non, et plusieurs éditeurs entretiennent la confusion. Les outils de gestion de coaching gèrent les plannings, les séances et le suivi client, parfois avec de la facturation et un prévisionnel de cotisations. Ils ne tiennent ni livre-journal, ni synchronisation bancaire, ni déclaration fiscale. Un éditeur du marché le formule d’ailleurs très bien en intitulant une de ses pages « comptabilité contre facturation : la confusion qui coûte cher ».
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